l'inversion du regard

Une association, un projet phare

ACTU

Une personne filmée s'apprête à prendre la parole

Depuis septembre 2018, l'atelier de récits et de paroles se déroule à l'annexe de la Maison pour Tous du Champy (Noisy-Le-Grand)

Dates des ateliers :
30 septembre, 18 novembre, 16 décembre 2018.
27 janvier, 17 mars, 14 avril, 26 mai et 30 juin 2019.
Vous êtes les bienvenus


Atelier de parole du 24 juin 2018 à Montreuil

Le 24 juin 2018, ils ont tous adoré essayer l'atelier de récits et de paroles !

Le 24 juin, dans l'école Henri Matisse (Montreuil 94), lors de la journée familiale Ile-de-France d'ATD Quart Monde, le groupe de "L'inversion du regard" de Noisy-Le-Grand est venu présenter l'atelier de récit et de parole. Quelques volontaires des Yvelines se sont lancés pour participer. Succès total qui annonce la formation en 2019 d'un atelier Versailles-Trappes.


Et si le changement commençait par l’inversion de notre regard sur l’autre et sur le monde ?
Et si ceux dont on n'attend plus rien étaient ceux qui justement pouvaient nous apporter le plus ?

Face à l’évolution du climat, la crise économique, l’augmentation des inégalités, la montée des intolérances et du repli sur soi, tandis que grandit le doute sur la capacité des hommes politiques à changer les choses, nous sentons bien que quelque chose doit se modifier en nous pour surpasser ensemble les obstacles. Et si ce changement devait commencer très simplement par une inversion de notre regard ?

Cette expression « inversion du regard » est liée à la pensée littéralement révolutionnaire, c’est à dire renversante, de Joseph Wresinski. Né dans la misère, prêtre, fondateur de l’association ATD-Quart Monde en 1957, Joseph Wresinski n’a eu de cesse de réclamer que la société se reconstruise d’abord à l’écoute des plus pauvres ; ou plutôt « à leur école », car ces personnes, nourries par la traversée d’expériences de vie extrêmes, sont porteuses d’une connaissance qu’il faut écouter attentivement pour comprendre les choses de l’intérieur, avant de tenter de réformer la société.
« Les pauvres sont devant, ils entrainent le monde à quitter ses peurs, ses rancœurs, à faire confiance pour renaître »
Et si cette inversion du regard pouvait inspirer, enrichir notre vie personnelle et familiale, la gouvernance de nos entreprises, nos engagements citoyens et politiques, nos choix philosophiques et spirituels, notre désir d’entreprendre, d’être solidaire ?

En s’inspirant de ce renversement porté par Joseph Wresinski, l’association « L’inversion du regard » désire travailler en partenariat de réflexion et de création avec des personnes du Quart Monde afin de d’être, ensemble, porteur d’une inversion du regard.

Un projet phare

Nous aimerions, d’ici 2020, lancer la production d’une série d’animations qui s’appellera également « L’inversion du regard ».

Chaque animation racontera de manière ludique et insolente une histoire à la fois choquante et criante de vérité où des personnes en grande précarité seront porteuses d’un changement de regard ou d’un appel au changement du regard.

Toutes inspirées de faits réels, vécus, ces histoires seront d’abord racontées à la caméra. Elles passeront ensuite par le crible d’ateliers de paroles composés notamment de personnes en grande précarité et systématiquement enregistrés, voire filmés.

L’ensemble de ces enregistrements seront scénarisés et donneront naissance à des films d’animations

Diffusée d’abord sur le web, cette série comportera plusieurs versions linguistiques, afin de s’adresser à la jeunesse du monde entier. L’idée est de créer un « buzz » sur la nécessité pour chacun d’entre nous d’inverser notre regard en étant attentif à ce que peut apporter le plus faible, afin de le restaurer dans sa capacité d’être utile et donc dans sa dignité. Et si le vrai changement pouvait venir des gens dont on n’attend plus rien ?

Cette série incarnera ce que nous appelons « le pouvoir social du conte ».

Une communauté en cours de création

Pour construire cette association, nous avons besoin de soutiens, de compétences, de rencontres, d’amitiés.

Pourquoi soutenir ce projet ?

  • Parce que ce projet, conçu pour relier les personnes en grande précarité avec le reste de la société, deviendra un mouvement pour abattre les cloisons entre les générations et entre les couches sociales.
  • Parce que ce projet né modestement, sur le terrain, a vocation à s’étendre et à toucher de nombreuses personnes.
  • Parce que ce projet va l’encontre d’une des peurs du monde actuel : de nombreux moyens de communication, mais une immense solitude et un repli sur soi. Comment reconstruire une authentique communication avec nos voisins semblables ou différents, tout en nous reliant à un monde plus vaste ?
  • L’objectif est de s’adresser, par le biais du dessin animé aux plus de 7 ans et, à partir des enfants, le public familial avec aussi les moins jeunes.
  • Un public large et international car les animations pourront être accompagnées de voix off avec des versions linguistiques différentes
  • Pour parvenir jusqu’à la réalisation de ces animations, tout un mouvement de création collective aura déjà été mis en place. Création collective lors de groupes de récits et de paroles avec des adultes de tous âges, mais aussi des enfants. C’est d’ailleurs cette mobilisation qui rendra possible la production de ces films d’animation.
  • Les jeunes pourront aussi participer au mouvement grâce à la dimension audiovisuelle et numérique du projet. Ce sont surtout eux qui feront le « buzz » du projet.
  • Ce projet a été conçu pour abattre les barrières entourant les personnes en grande précarité. Peut-être quelques personnes qui ne connaissent pas cette précarité seront-elles heureuses de participer aux groupes de récits et de paroles ? C’est une piste à explorer.
  • Débuté de manière bénévole, ce projet sollicitera plus tard, par la force de son mouvement, l’intérêt des professionnels : des écoles de cinéma, de graphisme, de musique, mais aussi l’intérêt de grandes signatures.

Ce projet, « L’inversion du regard », vise à une plus grande fraternité. C’est un projet de cohésion sociale à travers une œuvre collective et grâce à l’aide des plus précaires.

Il est encore à construire et à faire grandir. Dès aujourd’hui, il a besoin de bénévoles, de donateurs, notamment de fondations pour lui donner les moyens de démarrer son activité.

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